Le réseau local Franche-Comté
La démarche Igloo est portée par l'association Julienne Javel au service des élus et des bailleurs sociaux.
La mise en place d’un programme d’auto construction
L’équipe éducative de Julienne Javel faisait un constat sur des personnes du CHRS se retrouvant dans des situations indécentes. L’idée est venue de trouver une solution de logement pouvant faire participer ces gens dans le cadre d’un projet professionnel. La volonté de créer un programme d’auto construction est apparue en gardant à l’esprit la notion d’habitat adapté, elle a demandé la création d’une méthode de travail par une équipe.
Les deux premières réalisations se sont faîtes en 1992 à Blussans, et en 1994 à Geneuilles.
Un suivi social constant
Une vingtaine de familles sont prises en charge par le plan départemental ; une dizaine par NEOLIA. Si la situation est meilleure, elle ne peut être lâchée rapidement. Certaines personnes sont parfois suivies depuis 4 ans. « En faisant concrètement avec les gens, on arrive à avancer ! » souligne Yves Garret, responsable de l’association Julienne Javel et Syneco.
Ce type de programme donne satisfaction aux bailleurs qui voient les relations avec le voisinage s’améliorées.
La démarche concerne des personnes seules, isolées, sortant de CHRS, connaissant des difficultés sociales, de santé, une situation psychologique difficile, n’ayant plus leur place dans leur village d’origine et ayant des origines diverses.
Le travail de ciblage et de suivi est mené par l’association Julienne Javel, en parallèle la mission Habitat s’occupe du logement en partenariat avec la menuiserie Syneco créée en 1995. Quand il s’agit de relogement, les opérations sont orientées directement sur de la préfabrication en bois (panneaux). L’ensemble est monté après sur site. Ce système permet ainsi de s’adapter aux besoins et aux modes de vie de la personne.
Le montage d’opération : Le principe d’auto construction dans le logement apporte de bonnes garanties d’insertion globale et professionnelle en lui redonnant un statut social. Le but est avant tout que les personnes puissent participer à l’ensemble de la démarche.
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L’état des lieux : L’existence des familles et leur projet de vie doit être repris en main. Un diagnostic social est effectué par le référant social par la rencontre des familles. Il concerne principalement l’observation de leur environnement.
L’organisation du partenariat : Par la suite, une rencontre du maire de la commune est organisée et débute un partenariat. Ce partenariat des collectivités est essentiel, il ne peut vraiment exister que s’il y a une réelle volonté politique. Cette coopération doit se faire entre le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre (l’architecte), l’entreprise d’insertion (en l’occurrence Syneco) et les autres entreprises et bien sûr le référant social. Ce dernier a à ce titre une mission d’accompagnement et a en charge l’animation du partenariat.
La commune peut mettre à disposition le foncier. Un travail de définition de projet s’opère avec le ménage auquel est associé l’architecte. Un travail de maturation est également nécessaire afin de faire évoluer le projet dans le temps: « ça se construit et se déconstruit ».
Pour les bailleurs sociaux, ce type d’opération est une façon d’apporter de la paix dans la cage d’escalier. Elle peut faire partie de la caisse à outils lorsque les services sociaux se retrouvent face à une population d’ « incasables ».